La formation horticole au Bocage et l’expérience de La Villette (1875-1885)

En 1872, Camille rédigea un projet pédagogique pour former ses enfants au métier de jardinier.

le Jeudi 03 juin 2021

Clos Tissot1 Clos Tissot1    Serres Serres  

 

En 1872, Camille rédigea un projet pédagogique dont l’importance n’échappera à personne ; il y dit sa très grande attention à la formation de ses enfants, ainsi que sa prédilection pour le métier de jardinier : "L’état de jardinier, dit-il, est celui qui offre le plus de garantie pour la moralité… Chaque jour les bons jardiniers deviennent plus rares ; aussi sont-ils plus recherchés et mieux payés".

 

Il ne néglige pas, cependant d’autres métiers pour ceux qui, malgré sa préférence, souhaiteraient aborder un autre choix.

A l’âge de 13 ans, les garçons apprennent donc sur place le métier de jardinier dans des serres construites sur des terrains acquis d’une année à l’autre de l’autre côté du chemin du Colombier (l’actuelle rue Costa de Beauregard).

Les apprentis, sous la conduite de M. Lallemand, chef de culture, tirent rapidement profit des nouveaux espaces : tabac et cultures florales alimentent bientôt les premières ventes.

 

Maison La Villette Maison La Villette  

La Villette - Maison Peytavin avec sa tour, où Camille logea ses apprentis agriculteurs de 175 à 1885.

 

Pour les plus grands, l’abbé Costa va acquérir, en 1875, (grâce aux fonds versés par sa mère et sa sœur Félicie), le domaine de La Villette à La Ravoire où ils s’exercent aux cultures de légumes, d’arbres fruitiers, aux travaux de la ferme, et même à la pisciculture ; Camille s’installe avec eux à La Villette et confie la direction du Bocage à l’abbé Chenal.

Cette expérience, qui n’est pas sans de nombreuses difficultés, cessera dix ans plus tard, à la mort de l’abbé Chenal.

L’abbé Costa se recentre alors sur le Bocage avec ses grands apprentis pour lesquels il construit une nouvelle aile de bâtiment parallèle à la première.

 

L’année 1884 est une année sombre pour Camille : trois décès, cette même année, l’éprouvent particulièrement : celui de Maria Martin, lingère à La Villette, en février, puis celui de sa mère, la Marquise, le 14 juillet, après quelques lois de maladie, et celui de l’abbé Michel Costa, un de ses proches collaborateurs à La Villette, le 16 juillet.

Ces décès furent suivis, moins d’un an lus tard, par celui de l’abbé Chenal, qui fut si proche de lui, le 28 avril 1885.

 

Article de Gabriel Tardy paru dans le cadre de la série sur la famille Costa de Beauregard, dans le Journal du Diocèse de Chambéry EGLISE EN SAVOIE, en novembre 2019.